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Pathologies des glandes parathyroïdes




Hyperparathyroïdie

Pathologies des glandes parathyroïdes
L’hyperparathyroïdie se définit comme une suractivité des glandes parathyroïdes ayant pour conséquence la surproduction de l’hormone sécrétée par la parathyroïde (PTH). L’hyperparathyroïdie primaire (HPT1) est caractérisée par une surproduction autonome de PTH, consécutive à la capacité des cellules parathyroïdiennes à proliférer dans des grandes glandes hypersécrétantes. L’hyperparathyroïdie secondaire (HPT2) fait référence à la sécrétion excessive de PTH par les glandes parathyroïdes, en réponse à une hypocalcémie d’origine multiple. On l’observe principalement chez les patients atteints d’insuffisance rénale chronique [IRC]. L’HPT2 progresse au fur et à mesure que la fonction rénale se détériore et la plupart des patients atteints d’insuffisance rénale en phase terminale [IRT] souffriront d’HPT2 à des degrés divers.


L’hyperparathyroïdie primaire [HPT1] 

Les conséquences d’une HPT1 non traité peuvent aller en sévérité d’effets non visibles sur la santé à des problèmes pouvant mettre en jeu le pronostic vital de la personne. Parmi les risques les plus probables, on peut citer une perte osseuse lente qui augmente le risque futur de fractures et de lithiases rénales ou de néphrocalcinose associée à une diminution de la fonction rénale.


Le traitement de l’HPT1 vise à respectivement normaliser le taux de PTH sérique et le taux de calcium sérique. La chirurgie a été reconnue comme la seule thérapie définitive pouvant soigner la HPT1 et a été validée comme étant la bonne conduite à tenir. Des solutions alternatives sont aujourd’hui disponibles, telle que la chirurgie mini-invasive et la chirurgie non-invasive.


L’hyperparathyroïdie secondaire [HPT2] 

Chez les patients atteints d’une IRC, l’hypocalcémie de longue durée et l’hyperphosphatémie qui l’accompagne, entraînent la stimulation des glandes parathyroïdes et l’HPT2 qui en découle, provoquant au final une décalcification osseuse. De plus, chez les patients atteints d’une IRC, l’hyperphosphatémie a été reconnue comme étant un important facteur de risque de décès liés à une pathologie cardiovasculaire [CVD]. Ces complications affectent significativement et de manière négative le pronostic et la qualité de vie des patients atteints d’une IRC. 
Les soins classiques prodigués aux patients atteints de HPT2 consistent à contrôler médicalement le taux d’hormones parathyroïdiennes, le taux de phosphore sérique et le taux de calcium dans le sang. Cela inclut aussi des restrictions alimentaires, la prise de liants phosphore et l’administration de produits analogiques à la vitamine D activée.